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KOGAN IS A PHOTOGRAPHER AND GRADUATED IN GRAPHIC AND FINE ARTS. HIS EXPRESSION FORMS PART OF THE TREND TOWARDS TRANSFORMING ABSTRACT-INFLUENCED FIGURATIVE ART,RESULTING IN THE CONTEMPORARY ART.THE ARTIST REFUTES ANY SPECIFIC INFLUENCE,WORKING BY INSTINCT,DIRECTLY ON CANVAS,RELYING ON HIS SENSIBILITIES IN TERMS OF POETICS AND HUMOUR. ALL OF HIS WORKS REPRESENT AN ENVIRONMENT IN WICH HUMAN AND SPIRITUAL DIMENSION ARE PRESENT,AND SUCH DISPLAY THE ENIGMATIC AND EVER-CHANGING SIDE OF HUMAN NATURE. HE EVINCES AN INNOVATIVE COMBINATION OF COLOURS AND METAL,IN ADDITION TO INTERPLAY OF CANVAS AND PIGMENT,HIGHLIGTHING UNEXPECTED FORMS AND TEXTURES. THE ARTIST ACKNOWLEDGES NO DEBT TO THE CLASSIS ABSTRACT ART, TOUGH HE DOES INVITE THE ONLOOKER TO IMAGINE AND APPRECIATE PRESENT-DAY ART, IN THE TRANSLATION OF A GRAPHIC SEMIOLOGY AND A SYMBOLS FOREST, MUCH AS CONVENTIONAL ART COULD BE APPRECIATED IN THE PAST IN A RHETORIC OF THE IMAGE. Norbert de ROSNY.

Thursday, 1 June 2017

Sommes-nous accros à l'empathie?





Sommes-nous accros à l'empathie?

C’est en son nom que les gens donnent leur temps, leur argent et parfois même leur sang. C’est l’empathie qui rend “je” si prompt à devenir temporairement autre, victime éphémère. JE SUIS le lieu d’un carnage, un peuple opprimé, des innocents massacrés… JE SUIS un enfant échoué sur une plage, un bébé tombé dans un puits, bientôt un chat coincé dans un arbre...

L’énigmatique formule “Je est un autre” de Rimbaud n’aura jamais été si massivement détournée et 
récupérée, elle pourrait même caractériser notre rapport moderne à la tragédie, notre attitude 
contemporaine devant la douleur des autres. Elle exprime notre volonté paradoxale d’être
 au plus près de ce qu’en réalité nous ne sommes pas et que nous redoutons de devenir. 
Affirmer être proche de la souffrance de l’autre au point de se confondre avec lui, 
n’est-ce pas utiliser le sentiment d’identification par pure commodité - voire complaisance 
– vis-à-vis de sa propre conscience ? JE SUIS une souffrance que je n’ai pas vécue et 
dont je n’ai pas idée et, par là même, la certitude qu’en l’observant avec une certaine
 dévotion je la maintiens à distance de ma propre expérience. En somme, JE ne SUIS 
rien d’autre 
que l’angoisse refoulée de ma propre souffrance.Entre le gladiateur qui se faisait 
exécuter et le spectateur qui venait frissonner, il n’y 
avait que la distance-rayon de l’arène. Lorsque l’hérétique se faisait brûler au bûcher,
 le badaud qui venait assister à l’effroyable scène n’en était séparé que par l’épaisseur 
de la fumée - … et l’infinie distance qui sépare l’être du néant. Aujourd’hui, entre les
 catastrophes du monde qu’on voit en temps réel sur nos innombrables écrans et notre
 goût prononcé du spectacle, il n’y a que la distance élastique d’une certaine hypocrisie,
 la géométrie variable de nos affects… et tout le confort de notre canapé. Car nous sommes
 plus que jamais dans l’ère de la « compassion-canapé » où, malgré la possibilité de 
zapper,on préfère bien souvent prolonger le spectacle et s’éplorer au chaud sur des 
atrocités. Du reste, plus le spectacle est déchirant, plus nous sommes aux premières 
loges et nous 
trouvons alors, en réalité, à des années lumières de l’empathie que nous sommes
 persuadés d’éprouver.
Attentats, séismes, guerres…. Les tragédies n’ont pas toujours été à ce point imposées
 à notre vision, notre conscience et notre responsabilité morale. Il y a aujourd’hui, 
avec la 
surmédiatisation de ces drames, une injonction non seulement à y assister mais aussi à
 y participer. Il faut non plus agir (l’action est quasi obsolète dans un monde de l’image) 
mais réagir, manifester immédiatement un sentiment : colère empreinte de désespoir, 
tristesse sincère et absolue...
 A mesure que le monde tremble et saigne, il faut que tous ceux qui en sont les témoins
 expriment – en quelques mots ça suffira – comment ils se situent par rapport à tout ça, 
ce qu’ils ressentent et surtout qu’ils affirment leur faculté intuitive à se mettre à la place
 des victimes. Si seulement ces élans spontanés d’empathie pouvaient aménager des 
perspectives efficaces, ce serait louable… Mais c’est méprendre les limites de la psyché
 humaine qui font que la plupart de nos actions sont davantage guidées par le souci 
d’éprouver un plaisir, d’éviter une souffrance que par la volonté (et même la capacité)
 d’être en symbiose émotionnelle avec toute l’humanité.Par ailleurs, cette même 
empathie qui nous procure temporairement bonne conscience n’est fondée que sur
 l’affect et fait tranquillement fi des autres dimensions propres à cette faculté.
 Car être dans l’empathie n’est pas seulement être sensible à la souffrance d’autrui, 
c’est aussi faire l’expérience d’une démarche cognitive, qui permet de discerner et
 comprendre, mais aussi comportementale, qui pousse à agir pour modifier la situation. 
Pourtant, il est toujours plus facile d’exprimer une vive émotion souvent encouragée 
collectivement, que d’évaluer une situation avec recul et lucidité afin 
d’éventuellement s’engager dans l’action. D’autant que les situations auxquelles nous
 assistons nous échappent souvent par leur grande complexité ou leurs nombreuses 
ambiguïtés (comme c’est le cas avec l’actuelle question des kurdes de Turquie ou 
encore l’attitude de l’UE face à la crise des migrants), c’est ce qui nous fait nous 
sentir démunis. Ce sentiment d’impuissance est intensifié à chaque nouvelle image, 
nouveau titre, nouvel hashtag alarmants qui envahissent notre quotidien et qui, au 
lieu d’aiguiser notre réactivité, bien au contraire viennent l’émousser. C’est ainsi 
qu’on en arrive à se reclure dans la chaleur protectrice de notre environnement et 
continuons à jouer l’hébétude indignée derrière nos écrans. Si les médias créent la
 surexcitation empathique avec brio, aucun doute que nous - spectateurs zélés - 
en produisons à merveille le sur-jeu émotionnel.Le problème, il faut le dire, 
c’est que notre curseur compassionnel n’est plus animé par notre instinct naturel à 
éprouver une solidarité vis-à-vis d’autrui, mais par le souci du regard que la société
 va porter sur nous. Car c’est elle qui ormule, principalement à travers ses médias et
 surtout les chaînes d’info en continu, l’ordre constant de soutenir le regard et de 
nous identifier à ce qu’on voit. Sauf qu’à force de regarder quasi machinalement 
on en arrive à assister parfaitement impuissants : d’observateurs avides d’informations
 nous devenons audience aussi désemparée que désespérée. Et il nous est alors presque
 impossible de quitter la salle de spectacle où, sous nos yeux écarquillés, 
les désastres ont lieu. Et contrairement à la scène d’Orange mécanique où la soumission
 aux images insoutenables a pour but de créer une aversion à l’égard de la violence, 
il semble que dans notre cas actuel, le flux incessant d’images aussi violentes que 
réelles crée une accoutumance – non loin de générer une certaine indifférence.
Aujourd’hui il n’y a pour ainsi dire pas de violence sans spectacle de la violence, 
et il ne peut y avoir de spectacle sans… spectateur. Alors qui qui sommes-nous, tous, 
qui assistons inlassablement à ces scénarios tragiques et donnons ainsi à la violence
 une bonne raison de se perpétrer ?Dans la sensationnelle histoire du terrorisme qui 
accapare nos vies depuis des mois, la trame n’est plus celle à laquelle nous sommes 
habitués des méchants qui affrontent les gentils. Il y a les méchants et leurs tactiques, 
les méchants et leurs complices, les méchants en Syrie, les méchants sous captagon, 
les méchants en boîte de nuit, les méchants avant d’être
 vraiment méchants, etc. L’histoire n’en est plus une, l’information n’en parlons pas,
 elle a complètement disparu au profit d’un acharnement narratif vide de sens et alarmiste. 
Les méchants en revanche doivent être contents qu’on parle autant d’eux car sans médiatisation, 
leurs actions seraient tuées dans l’œuf au bout de quelques frappes. Point de « terrorisme médiatique »
 sans terroristes, certes, mais pas non plus sans médias. Or pas de médias sans auditeur-spectateur.
 Alors, regardons-nous, quelques instants seulement, comme nous regardons le spectacle en permanence.
 Dans Traité de la violence (Gallimard, 1998) Wolfgang Sofsky écrivait :
 « Les spectateurs de la violence sont loin d’être une espèce disparue. 
Seuls ou en groupe ils sont tout aussi omniprésents que la violence qu’ils regardent. […] 
Le spectateur est une figure sociale,
 son comportement est un phénomène collectif. L’événement affecte son âme, ses sens cherchent
 des stimuli et des sensations. Les spectateurs se trouvent dans une relation d’immédiate action 
réciproque avec le spectacle. Leurs réactions et leurs attitudes ne sauraient donc se comprendre
 sans les effets de la violence ».L'existence des images de la douleur crée donc une sorte d'obligation 
 de regarder ou du moins de prendre position mais certainement pas en se transposant à la place 
de la victime. Le “je suis” systématique est un leurre absolu. Exercer son jugement moral exige
 bien plus que de se mettre à la place d’autrui.Il y aurait déjà plus de sens à questionner la possibilité 
d’un « nous ». L’essayiste américaine Susan Sontag, auteure de Devant la douleur des autres 
(Christian Bourgois, 2003) s'interroge sur la nature, la légitimité, voire le destin de ce « nous ». 
A l’heure de la fragmentation numérique et médiatique, ce « nous », conscience collective, 
n’est-il pas une fiction fabriquée sur mesure par les producteurs d'images ? Comment concilier
 la méfiance à l'égard de tous les appareils de pouvoir qui produisent et diffusent les images, 
et le désir de savoir quelque chose des images, à travers ou à propos d'elles ?Le progrès moral, 
s’il y en a un, ne consiste pas à croire naïvement qu’il faille élargir ce « nous » à la plus large
 entité possible, étendre le périmètre de nos préoccupations à l’humanité entière. 
Car il est tout simplement impossible d’éprouver de l’empathie pour sept milliards d’étrangers 
ou de ressentir à l’égard
 d’un inconnu le même intérêt que pour un être aimé. Peut-être faut-il d’abord accepter que 
l’immense majorité des gens continueront à préférer la destruction du monde à l’égratignure 
de leur petit doigt (pour reprendre la fameuse phrase de Hume) et, sans aller jusqu’à nous 
identifier à de purs inconnus, reconnaître que leur vie possède exactement la même valeur 
que la nôtre et celle de nos proches. Ce serait alors peut-être le début d’une histoire qui, elle, 
aurait un sens, un propos, un début et une finalité.



  •                         CLARISSE GOROKHOFF
    •                           ECRIVAIN JOURNALISTE                            


Sunday, 28 May 2017

22 MAI 2017











NOEMIE
 96 ANS

AVC émisphère gauche

"Je ne pourrai plus rentrer chez moi...."

1 AVC toutes les 5 secondes dans le monde








Friday, 19 May 2017

LA DOUCEUR DE LA DOULEUR





LA DOUCEUR DE LA DOULEUR  
LA DOULEUR QUI S’AIME

 Solitude, narcissisme et mélancolie :
 à propos d'une question décalée 

Hans ETTEMA






La Solitude




La solitude, le sentiment d’être seul, d’être séparé, isolé, sentiment de déréliction et de délaissement, est quelque chose qui peut nous envahir. Mais c’est également un sentiment basal qui est propre à la condition humaine. 





Quand je suis effectivement délaissé par ceux qui me sont chers, quand je ne connais personne qui peut recevoir mes plaintes et personne qui puisse écouter mes appels, je me sens vraiment seul. Mais il est aussi vrai que la condition humaine est précisément cet abîme qui se déploie en moi-même, qui me sépare de ce que je m’imagine d’être, ce que je désire. 




L’identité est cet entre les deux : dette différence entre ce que je suis momentanément et que je serai ou serais. Cette altérité et fissure en moi-même, qui me sépare toujours de ce que je peux être  et de ce qui je m’imaginai maintenant que j’ai été. La solitude provient aussi du fait que nous sommes qui nous sommes, des êtres qui sont capables de parler, à l’autre, à soimême (comme un autre), qui sont capables d’entendre les autres, de comprendre et être conscients de notre position et perspective à l’égard de tout et de tous ceux qui sont présents. Conscience aussi de notre présence, qui soit limitée. 




Mais la conscience n’est pas tout et la subjectivité n’est pas autonome ! Le sujet est selon l’expérience de la psychanalyse un être qui désire, et son désir ne se laisse jamais réduire à ce qu’on peut objectiver dans la raison. 
La communication avec l’autre et moi-même n’est jamais directe, mais toujours assujettie aux images, aux possibilités du langage, à la position que l’autre prend dans mon discours. 




Il y a une différence entre réalité, imagination et parole ! Et, pour être capable de parler à un autre, il faut que je me puisse déplacer à la place de cet autre, sans me perdre dans l’identification avec mon prochain, c’est-à-dire, respecter la différence, assumer ma position unique, pour objectiver et mettre les choses à leur place, assister à un monde commun, notre monde, le monde (c’est-à-dire, la réalité en symboles). 



Cela est la condition de notre existence, qui entraîne une certaine solitude qui est le sol de notre sentiment de n’être pas complet et de notre responsabilité. Comme cela la condition humaine contient aussi la disposition à la mélancolie, sans laquelle il n’y aurait pas de psychisme.















La Mélancolie





Mais il est possible d’être malheureux à cause des événements qui suscitent ma dépression. La liste des malheurs, qui nous accablent tous les jours, est infinie. Mais pas tous les malheurs suscitent une dépression. Parfois il se passe que je suis blessé par un événement dans lequel est suscité en moi quelque chose qui me fait revivre une blessure, une perte plus originale.




 Selon la psychanalyse classique, la dépression, comme le deuil, cache une agressivité contre l’objet perdu.2 À propos d’une perte (d’un objet perdu) le dépressif semble dire : « Je l’aime, mais plus encore, je le hais. 


Parce que je l’aime, je l’installe en moi ;  mais, parce que je le hais, cet autre en moi est un mauvais moi, je suis mauvais, je suis nulle, je me tue ».




 Quand un déprimé subit un malheur par exemple est abandonné, cela éveille une  autre situation d’antan, un théâtre plus archaïque, en lui. Le déprimé garde ce théâtre avec toutes ses forces en lui. 


La dépression, appelée « mélancolie » avant notre époque, est psychologiquement caractérisée par une représentation négative sur soi-même, une vue négative du monde et un pressentiment pessimiste vis-à-vis de l’avenir. 





Négligence, lenteur, tristesse, indolence, pessimisme, troubles du sommeil sont pour partie les symptômes de cette détresse, comme nous avons déjà vu chez Barbara. Souvent il y a plusieurs symptômes corporels. Mais ce sont surtout un malaise dans l’estime de soi et des sentiments de désespérance, d’impuissance (on ne peut plus en on ne veut rien) et culpabilité, qui sont frappant.



 Le patient juge la souffrance insupportable pour les autres et soi-même. Un sentiment de perte de tout et de tous est au centre. Et les déprimés sont cependant souvent très attachés à leur sentiment, qui leur donne une certaine identité. 




Une identité dans la douleur. Il est pourtant difficile de parler de leur expérience, comme il soit innommable et menaçant pour nous autres.  C’est surtout le déni de leur souffrance, c’est-à-dire le déni de leur vécu intérieur ou de leur âme, qui est soutenu par l’opinion commune que la mélancolie soit une maladie et qu’elle devrait préférentiellement être soigné par des médicaments. 





Mais  c’est mieux aussi de considérer la dépression sous l’aspect de la « défaite du sujet  » qui cherche désespérément à vaincre le vide de son désir.3  C’est-à-dire oublier soi-même, dénier la vie intérieure.



2 Freud, S. (1917) Trauer und Melancholie, GW 10. 3 Roudinesco, E. (1999) Pourquoi la psychanalyse ? Paris, Fayard.








Le Narcissisme





C’est dans le narcissisme que nous trouvons les sources cachées du sujet blessé, refusant de se (re)connaître. L’histoire psychologique de ce concept est encore jeune et aujourd’hui ce concept est, bien autrement, aussi une catégorie dans le grand système de DSM-IV.




 Le traitement des personnalités dites « narcissiques » a rendu aux psychanalystes une autre modalité de la dépression. Loin d’être une attaque dissimulée contre un autre, imaginé hostile parce que frustrant, la tristesse serait le signal d’un moi primitif blessé, incomplet et vide. Le dépressif a l’impression d’être déshérité d’un suprême bien innommable, de quelque chose non représentable, qu’il sait bien préserver en soi même, sans y être conscient. L’imaginaire dépressif est narcissique. 



Le monde narcissique peut être caractérisé par un retrait du monde des autres, déni de la réalité extérieure, repli sur leur désir traumatique donc innommable et refus de langage, suite à une blessure, une séparation, un deuil. L’objet, la chose perdue, est transformé en objet idéal tout aussi imaginaire, le Grand Tout au sein duquel le perdant s’unifie avec le Perdu, s’englobant tous les deux.4 Ni moi, ni toi, vases communicantes, déni de la séparation.





 Le narcissisme : Une fascination, concentrée autour de l'identité de soi-même (comparé, comparable, avec et comme un autre) qui ne se connaît pas et qui ne veut pas admettre le champ de l’autre. Dans ce narcissisme, la douleur est retrouvée comme le trait archaïque de sa propre identité. Une douleur qui s’aime, une douleur douce, crypte incompréhensible de soi-même.







Friday, 5 May 2017

EMMANUEL MACRON







PRESIDENTIELLE 2017

Par Xavier Alonso
La Tribune de GENEVE

«Tout cela est piloté par M. Hollande, qui est à la manœuvre de la manière la plus claire qui soit.» Première minute du débat présidentiel, mercredi soir, Marine Le Pen tire sans sommation. Elle veut faire de son rival Emmanuel Macron l’héritier de François Hollande. Deux heures et demie plus tard, il y a encore ce final grotesque: tandis que le candidat d’En Marche! conclut le débat, Marine Le Pen tente de le déconcentrer en hoquetant comme une gamine mal élevée: «Hollande! Hollande! Hollande!» Entre deux, la présidente (en congé) du FN ne cessera de ramener Emmanuel Macron au bilan de cet étrange quinquennat Hollande. Celui du président de la République le plus mal aimé des français. Paradoxe, ces mêmes Français s’apprêtent à élire dimanche un jeune politicien de 39 ans qui fut son conseiller durant la première partie du mandat et son ministre de l’Economie durant la seconde.Aussi la question est légitime: Emmanuel Macron est-il l’héritier de François Hollande? «Dans notre livre, François Hollande le dit: «Macron, c’est moi.» C’est le fils politique qu’il s’était choisi, mais pour plus tard: pour 2022», explique Gérard Davet. Avec Fabrice Lhomme, ces deux journalistes au Monde ont signé Un président ne devrait pas dire ça (Editions Stock). Un livre qui est le fruit de leurs 61 rencontres et plus de 100 heures d’entretiens tout au long du mandat (jusqu’en septembre 2016).Plus qu’un best-seller (200 000 exemplaires vendus), ce livre a sans doute définitivement empêché François Hollande de se représenter.«La politique est une alchimie. Certains transforment le plomb en or. Hollande a transformé l’or en plomb», résume Fabrice Lhomme à l’évocation de ce chef d’Etat qui n’a jamais su se faire entendre, respecter et encore moins aimer. En revanche, tous deux sont de ceux qui estiment que le bilan de François Hollande sera réévalué. «Aujourd’hui, simplement affirmer qu’il n’a pas été si mauvais vous fait passer pour un hollandôlatre», ironisent-ils.Alors quels liens tissent-ils entre ce président sur le départ et ce prétendu dauphin, à une demi-marche du sacre? «Macron est une sorte de Hollande transgressif. Mais quand on observe Macron en meeting, on peut être frappé parfois par la ressemblance, parfois même physique, avec Sarkozy. Macron est arrivé au bout de cette campagne en étant comme lui en 2007: transgressif. Hollande est l’inverse de ça: toujours rationnel», analyse Fabrice Lhomme. On multiplie l’exercice des vraies analogies entre les deux fauves politiques. Fauves? Oui, mais reste à savoir s’ils sont «grands»… Tant leurs trajectoires sont liées, pour le premier, à l’empêchement de Dominique Strauss-Kahn et, pour le deuxième, au renoncement de François Hollande. Ce dernier a donc joué sa carte.Emmanuel Macron se prépare à l’abattre.Et Gérard Davet de mettre en perspective: «Hollande, il est sympa en petit comité, mais il n’imprime pas. Et il a souffert dès le départ de ça. Il a souffert d’un délit de «sale gueule politique»: parce qu’il neressemblait pas à grand-chose. Macron, à l’inverse, quand il parle, on l’écoute. Il est beau gosse, il a les yeux bleus. Même quand il dit des phrases creuses, il retient l’attention!»Jacques Attali ne dit pas autre chose: «Emmanuel Macron est charismatique et il a cette qualité supplémentaire qui est celle des vrais hommes d’Etat, il a beaucoup de chance», raconte l’ex-conseiller de Mitterrand. Le controversé intellectuel, qui s’applaudit d’avoir fait entrer dans la vie publique François Hollande, Ségolène Royal et Emmanuel Macron, cherche les mots pour définir celui qui est encore président de la République pour quelques jours. «François Hollande est intelligent ethonnête. Vous avez parfois l’un, parfois l’autre. Mais alors, il manque une case qui est l’action…» résume Jacques Attali.Cette case-là, Gérard Davet la coche sans hésiter pour le favori de dimanche. «C’est un Hollande jeune, avec plus d’imprudence, de prise de risques, d’allant, de vision. Emmanuel Macron est de la génération qui prend des risques.» Effectivement, les CV sont éclairants. François Hollande a construit patiemment sa carrière au sein du PS en apparatchik talentueux que personne n’imaginait si haut. Et qui n’a pas laissé passer sa chance en 2012. A moins de 40 ans, Emmanuel Macron a déjà eu plusieurs vies: haut fonctionnaire de l’Etat, banquier d’affaires, conseiller personnel et ministre de l’Economie.«Ce sont les circonstances qui créent sa trajectoire. Emmanuel Macron n’était pas programmé pour l’Elysée. C’est un opportuniste, mais il faut l’entendre sans le côté péjoratif du terme.Emmanuel Macron aime répéter cette phrase d’Oscar Wilde: «Si tu ne peux pas ajouter desannées à ta vie, ajoute de la vie à tes années», explique François-Xavier Bourmaud, journalisteau Figaroet auteur de Macron, l’invité surprise (Editions de l’Archipel). Ne pas passer à côtéde sa vie serait donc la hantise de celui qui sera peut-être le plus jeune président de la République.Y aurait-il dans l’élection d’Emmanuel Macron dimanche aussi une victoire par procuration deFrançois Hollande? «Rentrer dans le cerveau de Hollande, c’est compliqué. On n’a jamais arrêté de le questionner sur Macron. François Hollande ne nous a jamais caché son affection profonde pour lui. Il nous a souvent répété: «Il est de gauche.» Il a souvent dit: «Macron, c’est moi.» Dès le début, il avait choisi Macron plutôt qu’Hamon», analyse Gérard Davet. Même son de cloche de la partde Fabrice Lhomme: «Ils sont très proches idéologiquement. Macron est peut-être un peu plus libéral économiquement mais sur les sujets de société, Macron est peut-être un peu plus à gauche. Car Hollande s’intéresse peu aux sujets de société. Alors qu’Hamon, c’est le PS des années 70…Hollande n’a rien à voir avec ça.»Pour autant, sur le plan de l’action politique, tout indique qu’Emmanuel Macron veut aller plusvite et plus loin que François Hollande. Un président avec lequel le ministre Macron a confesséune «série de désaccords». «Est-ce que je pourrai vraiment réformer?» avait insisté, à l’été 2014, l’ancien conseiller quand François Hollande est venu le chercher pour remplacer à Bercy le frondeur Arnaud Montebourg. Le mouvement En Marche! naîtra aussi de cette frustration, s’accordent plusieurs biographes d’Emmanuel Macron. Arrivé à l’épilogue de tous les drames familiaux – le fils a-t-il trahi le père? – trancher se révèle difficile. Qu’en pense l’intéressé? Quand il nous a reçus fin janvier, Emmanuel Macron répondait avec une formule tout en ambiguïtés: «Mon rapport à François Hollande n’est pas celui d’un obligé, nous ne sommes pas dans un système féodal. J’ai du respect personnel, de l’amitié pour le président de la République, que je ne renie pas.»Fachosphère et russosphère à l’unissonLa fausse nouvelle concernant un compte d’Emmanuel Macron aux Bahamas, évoquée par Marine Le Pen lors du débat de mercredi, a mis en lumière tout un pan d’Internet qui soutient la candidate du Front national. Ce faux grossier de lapseudo-société offshore– baptisée du nom du lycée que fréquentait Emmanuel Macron à Amiens – a d’abord été publié sur le forum 4chan de l’ultra droite américaine puis largement repris par des sites français de la fachosphère.C’est le cas du plus gros, egaliteetreconciliation.fr, le site d’Alain Soral, qui totalise plus de 5 millions de vues par mois, quand le site du mouvement En Marche!, par exemple, ne dépasse pas le seuil du million de pages vues. Il n’est pas le seul site de ce genre qui cartonne: fdesouche.com et voltairenet.org ont respectivement 3 et près de 2 millions de vues au compteur. Dans une étude sur l’impact des médias non traditionnels sur la présidentielle, la société de renseignements sur les réseaux sociaux Bakamo indique qu’un lien sur quatre partagé sur les réseaux sociaux provient de sources qui produisent des «fake news», des textes qui se présentent comme de vraies informations mais qui propagent de fausses nouvelles.Cette étude montre aussi que ceux qui relaient des articles de la phère «alternative», des sites d’extrême droite, conspirationnistes, anti-islam ou de propagande étrangère, fréquentent peu les médias traditionnels. Et inversement. Dans l’introduction du rapport, le journaliste Pierre Haski souligne que jamais dans une présidentielle française les «vérités alternatives», c’est-à-dire une vision factuellement fausse mais déologiquement motivée, «n’ont joué un aussi grand rôle».Sur l’exemple des commentaires concernant le débat télévisé entre les deux candidats, la grande majorité des observateurs de la presse traditionnelle a jugé médiocre, voire indigne, la prestation de Marine Le Pen. Les sondages d’après-débat donnaient tous Emmanuel Macron gagnant du duel du second tour. Le site Sputnik – qui s’amuse d’être qualifié de «main de Moscou» – valorise au contraire la stratégie offensive de la candidate frontiste et met en avant le fait que sur Twitter, «le nom de Marine Le Pen a été mentionné 10% plus souvent que celui de son rival, Emmanuel Macron, faisant de la candidate du FN la récipiendaire de la palme de popularité sur la Toile». Alain Soral va plus loin. Il dénie toute sincérité au vote, parle de fraude massive, de manipulation, de hold-up électoral ou de partie jouée d’avance par un «système totalitaire» 
qui se moque du peuple.
Olivier Bot
(Tribune de Genève)












Le professeur Adriano Segatori est un psychiatre et psychothérapeute italien. Son analyse du profil d’Emmanuel Macron, basée notamment sur sa biographie et ses images de campagne, le pousse à conclure, de manière très argumentée :

 « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même. »


https://m.youtube.com/watch?v=NNDgsw39m9s


































Le regard et les yeux révèlent tout...
de la véritable personnalité








































« Macron n’aime que très peu la France, ni les Français. Il ne cherche qu’à valoriser son image et à s’appuyer sur celles et ceux qui la mettent en valeur. »



Emmanuel MACRON
 est un individu qui se soucie peu de ce que les autres pensent de lui... 

il les utilisent pour atteindre son but.





WHAT DID YOU EXPECT
FRENCH PEOPLE ?